LVEV - Le Blog de la Vie en Vert

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Conso

La Catégorie conso, c'est la catégorie qui me permet de m'exprimer sur mon mode de consommation personnelle. Je ne suis pas un acharné du bio, mais j'essaie de faire attention, disons...

Index des articles Conso

Vous trouverez ici la liste mise à jour des articles de consommation alla lvev... répartis en catégories.

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07/01/2010
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Fruits et Légumes de saison : Avril

Fruits de Saison

Kiwi, pomme

Légumes de Saison

Artichaut, asperge, blette, carotte, chou-fleur, cresson, épinard, fève, navet, oseille, pois, poireau, pomme de terre de conservation, radis

Salades de Saison

Frisée, Laitue

Champignons

Morille

 

Et, bien sûr, oignon, échalotte....

1ère mise en ligne : 2 Avril 2009

Remontée : 18 Avril 2010

2ème Remontée : 1er Avril 2011 (Yes!)

3ème Remontée : 16 Avril 2014


16/04/2014
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Fruits & Légumes de Saison : Mars

Fruits de saison

Citron, kiwi, orange, noix, pomme

Légumes de saison

Betterave, cardon, carotte, céleri-rave, endive, navet, panais, poireau, pomme de terre (de conservation), potiron, salsifis, topinambour.

 

Salades de saison

Laitue, mâche, oseille

Champignons

Morille

1ère Mise en Ligne : 1er Mars 2010

1ère Remontée : 3 Mars 2011 

2ème Remontée : 6 Mars 2012

3ème Remontée : 22 Mars 2013

4ème Remontée : 19 Mars 2014


22/03/2013
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Viande de cheval & autres Lasagnes : l'analyse de LVEV

 

Il fallait bien attendre un peu d'y voir un poil plus clair avant de s'exprimer sur le sujet. Le "scandale" de la viande de cheval dans les lasagnes et autres plats préparés, qui a occupé la presse pendant tous ces jours, et donné lieu à de nombreuses blagues sur les réseaux sociaux, est à la fois un faux scandale et pose en même temps de vraies questions.

 

Pourquoi un faux scandale ?

 

Tout simplement parce que les plats préparés n'ont jamais été "préparés", justement, avec des morceaux nobles, et correspondent, tout simplement, à une "valorisation" maximale de la carcasse des animaux d'abattoirs, et qu'il ne s'agit finalement que d'une tromperie sur la marchandise ; lesdits plats préparés auraient-ils inclus dans leur composition "viande de cheval", que les consommateurs, dans leur immense majorité (à part, bien sûr, les lecteurs de La Vie En Vert ), auraient acheté les mêmes plats sans se poser le moins du monde de question.

 

Il s’avèrerait que c'est une simple fraude, comme il peut en arriver à tous les niveaux, la justice est en cours, et tous ceux qui ont crié haro sur la mondialisation se retrouvent le bec dans l'eau...achetez un savon au lait d'ânesse bio sur un marché de pays, rien ne dit le moins du monde que le producteur, si c'est vraiment le producteur, n'a pas trois vaches au fond de son jardin pour augmenter sa production de "lait d'ânesse"...c'est valable pour tous les produits. Certes, augmenter les intermédiaires, c'est aussi augmenter les chances qu'une personne peu scrupuleuse se glisse dans les rangs de ceux-ci, mais même sans intermédiaire, il suffit d'une seule personne peu scrupuleuse...bref.

 

Ceci étant, ce "scandale" permet d'ouvrir le débat sur un bon tas d'autres sujets reliés à la production des plats en question.

 

Tout d'abord, les plats préparés. Les plats préparés sont un peu comme les contrefaçons de la cuisine. Quand on achète un sac Vuitton à 15 euros, même si on se voile un peu la face, on sait en général à quoi s'en tenir...La lasagne à quelques dizaines de centimes d'euros, voire même à un ou deux euros, il est facile de se douter que la composition n'est pas des meilleures. Outre le fameux "minerai", restes de viande les plus inconsommables tels quels, on y trouve en général les produits les moins gouteux et paf, un peu de graisse en plus pour donner du goût, ainsi qu'un taux de sel faramineux pour "exhausser" les saveurs.

Bref, le fumier coûte plus cher et pas la peine de se demander pourquoi...les bienfaits des plats préparés pour la santé du consommateur se mesurent aisément sur une échelle négative...mais chacun est libre de consommer ce qu'il veut, c'est bien pratique quelquefois, et pas cher, ça c'est sûr. Le vrai scandale réside dans les âmes outragées, qui, découvrant au détour de la médiatisation la production de ces produits, font taire la petite voix qui leur mumurait "qu'est-ce que tu croyais avoir pour 65 cents, ça paye même pas la tomate..." et hurlent à la malbouffe, découvrant avec stupéfaction que les fast-food sont bien plus sain que ce qu'ils mangent chaque jour.

 

Ensuite la viande de cheval...Là encore, oui, on peut s'indigner de la tromperie sur la marchandise, c'est tout à fait légitime. Mais dans ce pays de cavaliers qu'est la France, l'hypocrisie suprême est celle de nombreuses personnes qui, vilipendant la consommation de viande de cheval, compagnon de leur loisir, au moment de "mettre au clou" ce compagnon tant apprécié...le revendent. Soit, avec un peu de réalisme, à l'abattoir directement. Soit, avec le même aveuglement que celui précité pour les contrefaçons, à un maquignon quelconque, dont le travail est de regrouper et mettre en règle un maximum de chevaux de manèges et de particuliers, plusieurs centaines par mois, voire par semaine, ne nous leurrons pas, et de les mener lui-même à l'abattoir.

 

C'est bien sûr la question de la retraite des chevaux dont nous parlons ici. L'immense majorité des chevaux de ce pays est du cheval de monte ; et l'immense majorité des chevaux de ce pays finissent à l'abattoir. Si l'auteur de ces lignes ne voit aucun inconvénient à décrier la consommation de cheval (viande pourtant reconnue pour ses qualités bénéfiques au consommateur), s'il est du droit de tout un chacun de militer pour la suppression de la viande d’un fidèle compagnon de l'humanité - les cultures naissent et changent - il faut absolument dénoncer l'hypocrisie de ceux qui pleurent des larmes de crocodile sur un steack de cheval, tout en envoyant le même fidèle compagnon à l'abattoir.

 

Il n'y a rien de choquant pour un omnivore à élever un animal pour sa viande, ce qui est choquant, c'est d'en faire un familier et de le renvoyer hypocritement vers la consommation dès que le familier en question est trop âgé - ou trop abimé par son utilisation - pour rendre le service initial.


25/02/2013
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Antibiotiques et Elevage : le Ministre de l'Agriculture va-t-il en révolutionner l'utilisation ?

Le 14 Novembre dernier, lors du colloque sur l'antibiorésistance, le nouveau Ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a affiché une volonté claire de révolutionner l'utilisation des antibiotiques en élevage.

 

Photo Wikipedia

 

Pour bien comprendre son discours, il faut avoir connaissance de la situation actuelle. Au jour d'aujourd'hui, la délivrance d'un médicament (et non pas d'un supplément vitaminique ou autre) est un acte important. Pour l'élevage en particulier, il nécessite l'établissement préalable d'un diagnostique vétérinaire, c'est-à-dire que le vétérinaire passe dans l'élevage, examine le problème, établit une prescription, et ensuite le médicament est délivré à l'éleveur par les ayants droits, autrement dit un vétérinaire ou un pharmacien ( ET NON PAS un assistant ou une secrétaire de tout poil).

 

Or, la situation réelle, c'est que dans la médecine vétérinaire des années 70-80-90....et 2000, l'on pouvait voir des éleveurs se présenter à un cabinet vétérinaire ou à une officine, demander (quelquefois même sans ordonnance) tel ou tel médicament, et en particulier des antibiotiques, et repartir à la maison sans avoir vu le moindre vétérinaire et sans que qui que ce soit ait vu la moindre bête malade.

 

Résultat : des milliers de tonnes d'antibiotiques furent utilisés à plus ou moins bon escient, quelquefois avec le syndrôme du ça-marche-pas-j'en-essaie-un autre, etc...

 

Dans les années 2000, les autorités ont décidé à raison de resserrer un poil les boulons et d'interdire ces pratiques, mais en décidant de mettre en place un Bilan Sanitaire d'Elevage effectué annuellement par le vétérinaire, qui déboule sur un Protocole de Soins, qui permet finalement à l'éleveur, pour les pathologies listées comme importantes dans l'élevage, de venir chercher son médicament plus ou moins comme précédemment. Mais au moins un vétérinaire était au courant que l'éleveur allait avoir besoin de ce médicament, et normalement il y avait rédaction d'ordonnance par ce même vétérinaire qui donc était présent lors de la délivrance, ou cautionnait cette dite délivrance en pharmacie.

 

Ah, et n'oublions pas que parmi les fameux ayants droits de la délivrance, se trouvaient également les groupements d'éleveurs, qui, par ce biais, négociaient en gros des prix que leur brave vétérinaire ou pharmacien de campagne ne pouvait point obtenir, si même il le voulait. (Comment ça, des non-vétérinaires et non-pharmaciens qui achètent et vendent des médicaments ? Ouuuui, c'est vrai, j'ai oublié de vous dire que oui, ces fameux groupements ont le droit sur certains médicaments présents sur une liste positive de médicaments qu'ils peuvent acheter et délivrer eux-mêmes, du moment qu'ils ont un brave salarié quelque part en France avec un diplôme de vétérinaire. Oui, même s'il n'examine pas les animaux. Parfaitement.).

 

Autre point-clef à connaître : il existe un certain nombre d'aliments médicamenteux, c'est-à-dire d'aliments pour le bétail qui intègrent déjà dans leur préparation, dans le cas qui nous occupe, un antibiotique. On peut les utiliser pour soigner une maladie spécifique, mais en fait leur utilisation est en général préventive, c'est-à-dire que chez un engraisseur, paf, il y a un lot de taurillons ou de poulets ou de porcs qui arrivent, ont leur donne tel aliment, puis/et/ou tel autre, quelquefois sans grande utilité, mais on le fait quand même car les animaux qui n'en ont pas, tombent malades, ou même s'ils ne sont pas malades, ils sont un peu moins costauds.

 

Revenons au problème des antibiotiques. Le problème est que, globalement, on utilise tellement d'antibiotiques qu'assez fréquemment (même si la fréquence en est discutée) des personnes malades se voit diagnostiquer une maladie due à une bactérie toute bête - tout bête oui, sauf que cette maladie est résistante à tout, même aux antibiotiques les plus récents et efficaces que l'on ait découvert. Si on a de la chance elle est sensible quand même aux très vieux antibiotiques que plus personne n'utilise, mais il faut avoir de la chance.

 

Résultat : un certain nombre d'antibiotiques, appelés antibiotiques critiques en médecine vétérinaire, par trop utilisés, ne devraient en toute logique être réservé qu'aux cas les plus graves, et sont en fait utilisés au moindre bobo, car - eh bien, car ils fonctionnent bien tout simplement (ajoutons pour la petite histoire qu'un bon nombre d'antibiotiques hospitaliers extrêmement efficaces, sont interdits en médecine vétérinaire et n'existent donc pas en forme adaptée à l'élevage ; et que d'autre part la part de responsabilité de l'utilisation des antibiotiques en médecine vétérinaire dans l'apparition de bactéries multirésistantes est très contestée car jamais établie ou étudiée).

 

Donc, maintenant que nous avons les clefs de compréhension en main, voyons voir ce qu'a dit le Ministre : en deux points, pour ce qui nous intéresse vraiment.

 

  1. Retirer de la liste positive les antibiotiques critiques : excellente initiative ; un esprit malin pourrait dire qu'il serait également utile de retirer tous les autres antibiotiques, voire tous les médicaments, mais c'est un début.
  2. Mettre un terme à l'utilisation des aliments médicamenteux : on ne dira jamais assez à quel point cette proposition, si elle est suivi d'effet, sera bénéfique sur l'alimentation et sur les résistances bactériennes. En effet 55% des antibiotiques utilisés dans le bétail se présentent sous cette forme.

Ce pourrait donc être une véritable révolution que propose le ministre, et c'est la première fois que la volonté politique est d'aller dans ce sens. Voyons si tout ça va se concrétiser.


09/01/2013
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